La culture transgénique prendrait de plus en plus d’importance au pays

Press canadien 15 janvier, 2004

La culture transénique prendrait de plus en plus de place au pays. Le nombre d’hectares consacrés aux récoltes d’organismes génétiquement modifiés a augmenté de 26 pour cent au Canada en 2003, selon ce que dévoile une étude internationale.

La production d’aliments biotechnologiques croît à un rythme supérieur à 10 pour cent dans le monde malgré le débat et la controverse entourant les risques et les bénéfices pouvant en découler, révèle un rapport de l »International Service for the Aquisition of Agri-biotech Applications.

«Les cultivateurs ont pris la décision de faire davantage appel à la biotechnologie en raison de ses importants bénéfices économiques, environnementaux et sociaux», soutient Clive James, président du conseil de l’organisme international dans un communiqué émis mardi à Manille, aux Philippines.

Les cultivateurs canadiens ont semé des organismes génétiquement modifiés sur 4.4 millions d’hectares en 2003, ce qui place le Canada au troisième rang des pays producteurs de cultures transgénique, derriére les États-Unis et l’Argentine, peut-on lire dans l’etude.

La canola transgénique a par ailleurs délogé le blé canadien en ce qui concerne le plus importantes explorations agricoles du Canada, affirme Brad Hanmer, porte-parole de la Saskatchewan Growers Association.

Nadege Adam, du Conseil des Canadiens, affirme pour sa part que plus en plus de pays, dont le Japon, l’Australia, la Russie, la Chine ainsi que le pays membres de l’union européenne, restreignent les importations de cultures transgéniques. Nadege Adam se montre d’ailleurs sceptique face aux conclusions dévoilées par l’étude internationale.

«Je trouve ces résultants surprenants», lance Nadege Adam.

«Affirmer que les fermiers de partout dans le monde adoptent la biotechnologie à bras ouverts est tout simplement ridicule. Pourquoi le feraient-ils alors qu’ils ne peuvent pas vendre leurs récoltes ? », demande Nadege Adam.